Daïka
Daïka ou la maison de couture pour tous
Créée en septembre 2006, l’association Daika a pour objectif de transmettre à des femmes et des hommes présentant des difficultés socio-profesionnelles, un savoir-faire et de leur donner l’opportunité de développer des potentiels dont ils se serviront par la suite pour se valoriser sur le marché du travail. L’originalité de ce projet réside dans la manière d’insérer ces personnes dans l’emploi. En effet, Daïka opte pour l’insertion par la mode, secteur moins réputé pour son aspect social que pour son côte commercial et pour le rêve qu’il génère. L’atelier assure ainsi la fabrication de prototypes pour des créateurs de mode, la production de prêt-à-porter féminin haut-de-gamme et des produits à la demande (sacs, rideaux, coussins, ceintures…). Ces femmes et ces hommes travailleront par la suite dans les domaines de la coupe, du montage, du repassage, du contrôle-qualité, des finitions, des retouches…Cette exigence de travail constitue la priorité d’une démarche qui ne vise pas uniquement à resocialiser mais qui a également l’ambition de réaliser un vrai processus d’insertion professionnelle seul apte à redonner confiance et dignité.
Les objectifs de l’association Daïka se résument en cinq points :
-Insérer socio-professionnellement des publics en difficulté,
-Re-dynamiser par l’activité professionnelle,
-(Re)socialiser par un projet collectif,
-Favoriser l’autonomie des personnes,
-Développer la confiance en soi et l’estime de soi.
Les actions de Daïka
L’exposition l’Etoffe des Héroïnes
En partenariat avec le Musée du Petit Palais (musée de la Ville de Paris), 13 femmes de la région parisienne, au foyer, rmistes ou sans emploi, ont participé à un atelier de customisation de vêtements mené par Sakina M’Sa. L’objectif était de réaliser des vêtements inspirés par la place de la femme au 19e siècle, en collaboration avec une conférencière du musée. L’exposition de leurs créations au Petit Palais a attiré 25 000 visiteurs entre le 28 juin et le 19 août 2007.
Cet atelier a visé à remobiliser des publics en difficulté autour de la couture et de l’art.
Par des ateliers de ce type, l’association donne l’occasion de travailler dans un musée prestigieux et d’y trouver une certaine reconnaissance sociale ; par le biais de la culture, elle cherche à accompagner ces publics vers une insertion professionnelle.
Plusieurs actions sont développées autour de trois axes :
-un axe technique : acquisition des techniques de couture,
-un axe découverte du secteur d’activité : visite du Petit Palais et du musée de la mode,
-un axe projet professionnel : travailler sur le savoir-être, le respect des consignes, le travail en groupe, etc…L’objectif ici étant de commencer un travail sur les freins à l’insertion ainsi qu’une ébauche de projet professionnel en relation avec une chargée d’insertion.
Nuits blanches Mairie des Lilas
Dans le cadre d’une résidence de 2 fois 6 mois au sein de quartiers de la ville des Lilas, Sakina M’Sa a mené, avec une vingtaine de participantes de tous horizons, des ateliers de production-customisation sur le thème de l’identité, marque et démarque.
Elles se sont interrogées sur la façon dont on peut, dans notre société, à partir d’un vêtement de marque, se démarquer et redéfinir notre identité propre à partir d’éléments existants.
Lors de l’opération Nuit Blanche, la ville des Lilas a montré, dans le cadre de cet événement exceptionnel, les réalisations et autres travaux issus des ces différents ateliers (aux Lilas, à Bagnolet avec les personnes âgées, au Petit Palais).
Comme à son habitude, Sakina M’Sa a conçu une installation à la croisée des disciplines artistiques :
- défilé des vêtements customisés en plein air dans des conditions professionnelles (coiffeurs, maquilleurs, mannequins et femmes des ateliers y ont participé)
- installation de vêtements mise en lumière dans les arbres du parc,
- exposition de photos prises lors des ateliers,
- installation vidéo, montage d’images prises en atelier de customisation,
- exposition « suspendue » de vêtements protéiformes réalisés au Petit Palais.
Aujourd’hui, l’association Daika travaille sur un projet en collaboration avec Berlin.
daika@sakinamsa.com

